La rentrée d’Art’Yvelines

 

Fidèle à l’esprit de culture mosaïque qui imprègne toutes ses actions, Art’Yvelines propose un événement multiple en septembre prochain à Villennes-sur-Seine, espace des Arts

◊   l’expo photo vintage « Franck Stromme fait son Rock n’ Roll« 

 

consacrée aux artistes des années 80

Reporter-photographe, auteur, réalisateur, Franck est un artiste qui s’intéresse à des styles et des genres très différents. Ses sujets sont le reflet de notre époque. Franck en est le témoin.

 

du 22 au 30 septembre, salle des expositions

◊  une rencontre-conférence

entre Franck Stromme et son public, pour échanger sur ses coups de cœur, les artistes qu’il a côtoyés, le milieu du show-biz, et bien d’autres sujets.

jeudi 28 septembre, salle des expositions, 20h30

◊  le « dévernissage » de l’exposition

pour converser sur l’exposition et partager le verre de l’amitié.

vendredi 29 septembre, salle des expositions, 18h30

◊  le concert d’automne d’AmroK

entre électro-jazz, trip-hop et chanson, l’univers musical envoûtant de Christophe dialogue avec les mots et la voix intense de Sabine, sans limite de style, de couleur, de rythme ou de langue.

Benji, jeune auteur-compositeur-interprète sera en première partie de cette soirée musicale

vendredi 29 septembre, salle des Arts, 20h30

Vous pouvez réserver vos places dès maintenant, le règlement à Art'Yvelines se fera le jour même du concert :

Réservations pour AmroK en concert, salle des Arts à Villennes

« Carène », tel qu’ils l’ont vécu.

C’était une liturgie civique et profane contemporaine ce 9 juin au soir ; nous avons dit les mots, nous avons écouté les sons, nous avons donné à entendre les élans musicaux du grand récit actuel, cette migration incessante depuis les profondeurs humainement et culturellement très riches de l’Afrique noire vers l’Europe, d’un continent à l’autre, cette quête ouverte et pacifique de l’autre, ce dialogue d’accueil d’écoute et de découverte. Voilà ce que nous avons fait, c’’est le propre de la poésie : une poésie en espace et en acte.

Merci à nos hôtes, merci aux organisateurs d’avoir donné l’espace et le temps ce soir-là à une belle déambulation d’un lieu du Jardin de la Vie à l’autre, chaises à l’épaule entre chaque lieu, tandis que passaient les trains, les avions, en voyage sans cesse, tandis que martinets, merles, chiens donnaient leur énergie à leur grande besogne de vivre.

Puis le grand tilleul nous a accueillis dans la pénombre respectueuse de sa vaste coupole ; puis dans la nuit l’Atelier d’été : et alors la parole a été vraiment celle de tous, voyageurs, spectateurs, grands migrants nos héros d’une épopée contemporaine.

Yves BERGERET.

Carène, à Poissy


Pénétrer dans ce parc historique… et idyllique, en plein centre de Poissy par une petite porte très conte de fées. Fouler l’herbe qui abonde et folâtre sous les feuillages d’arbres plusieurs fois centenaires. Ce cadre bucolique ne prédisposait pas au premier abord à la représentation des dramatiques aventures africaines que raconte Carène du poète Yves Bergeret. Et pourtant !

J’avais lu des extraits de ce poème-épopée sur son blog mais dans un tel décor de nature et d’architecture tout se répercutait plus amplement, plus intensément. Comme si le vent voulait emporter les mots du texte avec lui vers Koyo, village du Mali où l’auteur fait commencer la pièce pour témoigner de sa solidarité avec les paysans peintres. Les chants des merles en cet instant d’avant crépuscule, la majestueuse silhouette de la Collégiale et même la rumeur du RER ponctuaient cette geste poétique soutenue par les improvisations des musiciens.

La trajectoire du poème sinue entre le drame des migrants africains affrontant les tempêtes et la duplicité des passeurs qui spéculent sur la misère ; l’évocation de quatre personnages-clefs de la communauté, véritable armature masculine d’un village africain de tradition animiste ; la complainte d’un vieil homme retenu comme captif dans le Sahel. Au dernier acte, comme enveloppé(e)s par la présence frémissante d’un tilleul monumental, nous avons écouté l’âme africaine exhaler l’incantation très martelée de ses peurs, de ses révoltes et de ses espérances, portées par Alaye et Ankindé.

Le public, invité à se déplacer de lieu en lieu au gré des quatre actes du poème, cheminait dans les sentiers qui menaient d’un site de représentation à un autre. Cela m’a rappelé le Roland furieux de l’Arioste, mis en scène par Ronconi, que j’avais vu petite fille au Pavillon Baltard : étrangement, les deux scènes extrêmes de vie et de combat contre la mort, l’une africaine, l’autre européenne, se sont comme unies dans mon esprit, émotion d’un universel récit de notre humanité fabulé à près de cinq cents ans de distance.

Anne MICHEL.

 

Carène à Poissy – texte publié dans le blog d’Yves Bergeret

Carène

ou

le voyage héroïque

des hommes du Sahel vers la Sicile

 

poème d’Yves Bergeret en quatre actes

(adaptation du grand texte en cinq actes, à paraître)

pour cinq voix, clarinette, flûte, violon et violoncelle

 

a été présenté par Art’Yvelines / Poésie au jardin

le vendredi 9 juin 2017 au soir

dans le jardin du Prieuré royal de Poissy et de l’atelier du peintre Ernest Meissonier

 

par l’Ensemble instrumental The Island Progress, spécialisé en improvisation contemporaine

Dominique Bernstein, violoncelle / Gloria Bernstein, flûtes / Anne-Sophie Bottineau, clarinette / Joaquin Ramirez, violon

 

et les comédiens : Daniel Raguin, Laurence Sonneck, Frédéric Gérard, Mireille Gesret

avec intervention du poète dans le quatrième acte

 

 

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Prologue par Geneviève Chignac, présidente d’Art’Yvelines, par Agnès Guignard, « maîtresse de maison », descendante du peintre Meissonier et historienne, et par le poète.

 

Acte 1

Cheval Proue

pour deux voix

devant huit poèmes calligraphiés par le poète en très grand format et dressés sur le mur ouest de l’Atelier d’été de Meissonier

La traversée de la Méditerranée, nouvelle épreuve d’une Odyssée perpétuelle

 

Acte 2

Quatre hommes du Sahel

pour quatre voix, violon et violoncelle ;

entre les grands buis devant l’autre côté de l’Atelier de Meissonier

L’Homme de grès, l’Homme-trame, l’Homme-onde, l’Homme des pierres

 

Acte 3

Le Chroniqueur immobile

pour quatre voix, clarinette et flûte ;

au centre du Jardin de Meissonier, devant une immense demi-sphère de poutres de bois

Le Chroniqueur immobile, Le Ruisseau incrustant, La Colline en feu

La parole énergique et triste de l’Aîné qui au Sahel ne peut faire le grand voyage

 

Acte 4

Deux hommes du Sahel au cœur de la Sicile

pour deux voix, violon, violoncelle, flûte et clarinette ;

sous un immense tilleul aux branches retombantes, à l’entrée de la nuit avec les chants des merles et les aboiements de chiens inquiets

Ankindé seul : sa grande et courageuse vision nocturne en haut d’une colline

Le rêve d’Alaye : pensant aux noyés son cauchemar puis, avec Ankindé, leur double incantation de vie.

5

Sous le couvert de l’Atelier d’été de Meissonier, s’est engagé, comme un vrai cinquième acte, un long débat, intense et longue réflexion de tous les participants, acteurs, musiciens et dizaines de spectateurs restés jusque tard dans la nuit.


Le blog d’Yves Bergeret :

Carène, à Poissy

Les images de cette belle soirée dans ces albums :

Photos de Christian (qualité smartphone)

Photos d’Eric (qualité reflex)

Carène, ou le voyage héroïque des hommes du Sahel vers la Sicile

Pour la deuxième année consécutive, Art’Yvelines met la poésie à l’honneur dans un lieu unique, le jardin de l’enclos de l’abbaye à Poissy.

Venez découvrir la dernière création d’Yves Bergeret, poète et plasticien,

Carène, ou le voyage héroïque des hommes du Sahel vers la Sicile

Poème en quatre actes pour cinq voix.

Avec la participation d’Yves Bergeret, de musiciens, de comédiens, et une présentation de poèmes-peintures calligraphiés par l’artiste.

présentation de la soirée par l’artiste,

https://rebstein.files.wordpress.com/2017/05/carc3a8ne-9-juin-2017.pdf

et par son éditeur en Sicile,

https://rebstein.wordpress.com/2017/05/14/carena-a-poissy-9-6-2017/

 

« Resté seul dans leur chambre Husséini dort
au rythme ample et lent de ce qui bat
dans ses tempes : c’est le flux et le reflux
des hommes, c’est le mouvement de la mer
réelle et enfuie, c’est le haut et le bas des phrases
d’Ankindé et d’Alaye. »

Extrait de  « Le Rêve d’Alaye et les voix de nuit »

 

Vendredi 9 juin à 20h

Jardin de l’abbaye, 2 ter Enclos de l’abbaye à Poissy

Réservation possible

La soirée se prolongera par un échange autour d’un verre avec les artistes.

L’affiche du spectacle est consultable  ici .

 

 

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